Quelle activité choisir pour les auto-entrepreneurs ?

Publié le : 14 août 20184 mins de lecture

Le statut d’auto-entrepreneur offre un large choix d’activités malgré quelques exclusions. De plus, certains domaines sont accessibles même aux « sans diplôme ». Si vous voulez créer votre propre boite, c’est l’option idéale. Pourquoi ? Parce que les démarches administratives sont simplifiées et le régime fiscal est très avantageux. Mais quelle activité choisir ?

Les différents types d’activité ouverts aux auto-entrepreneurs

On regroupe les auto-entrepreneurs en trois catégories, à savoir :

  1. Les activités commerciales : Dans cette section, l’auto-entrepreneur peut vendre des biens, des marchandises ou des services (hôtellerie, restauration, transport, bijouterie, marchand de produits alimentaires, etc.).
  2. Lesactivités artisanales: Les entrepreneurs qui fabriquent, transforment et réparent appartiennent à ce classement. Il peut s’agir d’une boulangerie, d’un pâtissier, etc. Pour accéder au métier, il faudrait être titulaire d’un diplôme approprié ou de 3 ans d’expérience dans le secteur. Un stage de gestion de 5 jours à la chambre des métiers et de l’artisanat (stage SPI) est aussi obligatoire.
  3. L’activité libérale : les auto-entrepreneurs exerçant une activité libérale proposent des prestations intellectuelles : coach, conseiller, expert, architecte, traducteur, consultant, psychologue, formateur…

Quelles sont les exclusions ?

Savez-vous qu’il existe quelques exclusions à l’activité pour les auto-entrepreneurs ? ON vous vous donner les différentes activités  qui ne peuvent faire l’objet d’un auto-entrepreneuriat :

  • Les activités attachées à la Mutualité Sociale Agricole (MSA)
  • Les professions juridiques et judiciaires : avocats, huissiers, notaires, etc.
  • Les professions dans la santé : médecins, infirmiers, sages-femmes, etc.
  • Les professions dans l’expertise comptable
  • Les commissaires aux comptes, les agents généraux et les agents d’assurances
  • Les activités relevant de la TVA immobilière : agents immobiliers, lotisseurs, marchands de biens, etc.
  • La vente de véhicule neuf
  • La location de matériels et la location de biens durables
  • La location d’immeubles non meublés à usage professionnel
  • Les activités artistiques rémunérées en droits d’auteurs
  • Les opérations sur les marchés à terme, sur les marchés d’options négociables et les opérations sur bons d’option

Enfin, ne peuvent pas avoir le statut d’auto-entrepreneur : les travailleurs non salariés (TNS), les gérants de société, les personnes détenant une part de capital dans une SARL, SNC, etc., les individus qui relèvent de la CIPAV et les artistes-auteurs depuis avril 2009.

Bon à savoir !

Si vous envisagez d’ouvrir un commerce en boutique, sachez que les frais de fonctionnement et les achats ne sont pas déductibles et il n’est pas possible de récupérer les TVA liées à l’activité.

Si l’auto-entrepreneur engage des salariés, les cotisations sociales prendront pour base le CA réalisé. Ce qui ne sera pas rentable !!!

Certaines activités sont soumises à une qualification professionnelle. De la sorte, la détention d’un CAP, d’un BEP ou d’un diplôme équivalent est exigée : mécanique automobile, carrosserie, réparation de matériels agricoles, profession du bâtiment, installation électrique, plomberie, ramonage, salon de coiffure ou d’esthétique, prothésiste dentaire, boucher, charcutier, etc.

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